Nomenclature Automatique

Aka Auto DXF

Premier de sa lignée, Auto DXF est un outil de création automatique de nomenclature sous la forme d’un amalgame de fichiers DXF. Ces fichiers sont regroupés selon leur appartenance à un ensemble de pièces, leur épaisseur et le matériau dans lequel ils doivent être découpés. Il génère des fichiers compatibles avec le gestionnaire de découpe laser Lantek Manager.

De tous les « Otto« , il est probablement celui qui a eu l’impact le plus important dans les processus de l’entreprise à laquelle il était destiné. Avant lui, des heures, des jours, sont consacrés à des copier coller de fichiers DXF dans un autre fichier qui les rassemble… Un vrai Muda ! Véritable tâche répétable sans aucun intérêt.

Le workflow de travail est discutable certes, mais on ne peut pas tout changer d’un coup. Notre rôle est aussi de proposer des solutions alternatives, peu coûteuses et faciles à intégrer. Ce workflow consiste jusque là dans une modélisation poussée sur Solidworks, le déplié des parties à découper au laser et la transmission au gestionnaire de découpe.

Cette dernière étape est celle à laquelle on s’intéresse. Les temps de modélisation sont longs mais nécessaires. Mais celle-ci n’apporte aucune plus value et exige une concentration pénible.

Les fonctionnalités d’Auto DXF

Dans sa version 14, il est déjà capable de :

  • Classer des dizaines de fichiers en quelques secondes.
  • Placer un texte compatible Lantek pour indiquer l’épaisseur, la matière et le nombre d’exemplaires d’une pièce à découper.
  • Prendre en charge les lignes de pliage.
  • Orienter les pièces selon leur côté le plus grand ou selon un sens de brossage ( pour les inox brossés ).
  • Détecter les contours non fermés ( courbes ouvertes ).
  • Détecter et indiquer les erreurs de déplié.
  • Nettoyer les doublons de segments ou polylignes, optimiser le poids des fichiers.
Une nomenclature obtenue avec Auto DXF

Un gain de temps considérable

Si l’on considère que 30000 fichiers passaient chaque année par le gestionnaire des découpe Lantek et qu’il fallait 1 min par fichier pour créer la nomenclature. Si l’on estime qu’Otto les traite désormais en 50 ms chacun, on peut sans problème imaginer qu’Auto DXF fait économiser plus de 60 jours au BE par an. Il a de ce fait une grande valeur. Et pas seulement sentimentale. Par ailleurs, il permet aux dessinateurs d’être concentrés sur les seuls éléments qui exigent un contrôle attentif.

Du côté du gestionnaire de découpe, on met rapidement en place une compatibilité avec Lantek Manager. On décide alors de passer le traitement des fichiers d’un mode manuel ( et besogneux ) à un mode entièrement automatique. Cette décision ne demande finalement que quelques heures… Le gain observé à ce poste est de l’ordre de 24 jours par an.

En temps de développement, Auto DXF a probablement demandé environ 300 heures. C’est un travail nécessairement long qui a demandé de nombreux tests et aussi une vraie collaboration entre les différents parties. Sa réussite tient plus dans l’intérêt et l’engagement qu’il a suscité auprès des utilisateurs qu’à ma participation. En résumé, il a demandé moins de 40 jours mais en a fait gagner 80 dès la première année.

Côté production, alors qu’il était encore tout petit, Auto DXF a généré les fichiers du Waterjump du Stade Nautique de Mérignac. Un chantier imposant qui a demandé des semaines de modélisation et exigeait de manipuler des centaines de pièces. Il est aujourd’hui utilisé toutes les semaines par des constructeurs de bassins ou toboggans monumentaux.

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